La vie est une putain d'usine

triste
Je ne pense pas pouvoir dire que j'ai manqué de quelque chose de vital, une seule fois dans la vie. Si on se réfère à la pyramide des besoins, j'ai eu tout ce qu'il me fallait. Mais pourtant, ce vide subsistait toujours. Oh! Au début, c'était pas grand chose. Un manque. Une idiotie. Un presque rien, mais qui grandit et évolue. Et Ça a progressé. Il a enflé en moi jusqu'à me faire mal, à me laisser pleurer le soir de douleur. Ça faisait mal. Plus tranchant qu'un poignard, plus cruel que la guillotine, J'en ai bavé. J'en bave encore, d'ailleurs. Tous les jours, la Douleur se manifeste, m'arrache une partie de moi et attend sadiquement son heure, lorsqu'elle dévorer la dernier morceau. La dernière parcelle de moi. A quoi est due cette Douleur? Aux sentiments, ressentiments. Prises de consciences. La vie est une putain d'usine. D'abord on vous fabrique. Y'a toujours des défauts de fabrication, des non-conformités, des choses a améliorer. Ou des pièces à rajouter. Alors on vous envoie à l'école pour vous façonner comme Eux le souhaitent. Quand vous sortez de la chaîne, c'est parce qu'on vous juge prêts à passer dans une autre colonne. Celle des majeurs. Alors la machine que vous êtes se met en branler, intègre la chaîne des ouvriers. Fabrique. Quand vous devenez trop vieux, vous passez au bac à recyclage. La vie est une putain d'usine les gars.
Arctiqua

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