# Je me sens lourde d’être vide

Un trou. J’ai un trou dans la poitrine. Peu importa la raison, je le sens là. Il n’est pas béant. Pas géant non plus. Il est là. Comme si mon corps avait été transpercé par une balle et que les tissus de ma peau avaient cicatrisé autour du trou. Autour d’un vide. D’un vide de la taille de mon petit doigt. Je sens le vent qui passe dedans, qui traverse mon corps. Le vent qui emporte le froid du dehors dedans. Tout à l’intérieur de mon corps. Parfois les bords se saisissent de ce froid et gèlent. Et c’est ça que je sens, là, maintenant. La morsure du froid. Et mon corps qui se gèle millimètre par millimètre… 

Le vide et le froid. Le vide et le gel. Mon corps devient lourd et incapable de bouger.

Le vide. Sentir son corps lourd d’être vide. C’est hallucinant ! Comment peut-on être lourd de vide ? 

Heureusement, il ne fait pas trop noir entre mes idées. Elles, elles peuvent encore se jouer du vent. L’attraper et lui tordre le coup. Lui faire un pied de nez. Elles tendent leurs voiles pour l’obliger à s’engouffrer dedans et aller plus loin sur la ligne d’horizon…  Mon corps et lourd, heureusement mes idées surfent.

#çamafaitdubiendecrireici ;)

Commentaires

C'est pas omniprésent. Mais ça l'est quand même. Ça vient, me blesse,me laisse guérir, repart. Revient. Une blessure, du sang, une cicatrice. Et des peaux mortes, mortes, mortes, et ça fait mal, mal, mal,et moi,et moi, je comprend pas, je trouve pas ce qui manque. C'est comme si une balle était passée, avait accroché des bouts de moi et serait barrée avec. Les morceaux long jamais repoussé. Sans doute parce qu'il ne sont jamais partis. N'empêche que je trouve rien d'autre. Il manque quelque chose la, ça brûle, ça gêle, ça glace le sang. C'est une infime partie et absence de moi qui en devient une majeure. Mais ya rien pour la définir. C'est un manque, qui fait ressentir son besoin d'être comblé sans être pressé. Alors on comprend pas c'est quoi le but, et on y pense, et on lui donne de l'importance, et ça devient tout,tout,tout. Putain que ça fait mal ce vide...

J'ai réagi au précédent message par rapport à un problème qui révolte beaucoup de personnes. Dans cette nouvelle annonce, je ressens un malaise profond et je vous imagine être une jeune fille fragile qui, dans un tout autre contexte, pourrait s'épanouir comme beaucoup de femmes. Il est vrai que dans une société de consommation nous attendons beaucoup des autres, mais peut-être qu'en trouvant Le projet personnel, associatif ou professionnel qui vous tiendrait à cœur vous trouveriez un autre équilibre dans votre vie. Bon ce n’est certes pas l'astuce du siècle, mais sans faire de philosophie il me semble important de regarder toujours le bon côté des choses et non l’inverse.

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